weetoon
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Ecosse, United Kingdom
Le petit village de Sidi Bou Saïd est envoûtant. Avec le mariage du blanc des maisons et du bleu des portes et moucharabiehs, sur fond de mer turquoise, la douceur de l'air, parfumé par les petits bouquets des vendeurs de jasmins et les orangers en fleur, il faudrait être un rhinocéros pour ne pas tomber amoureux de ce lieu. Le Café Sidi Chabaane est un des lieux où l'on peut profiter de cette atmosphère particulière.
"Must See"-Factor
100 out of 100
Bien que le jour de notre visite était un jour férié en Tunisie, j'ai cru comprendre que les foules n'étaient en rien comparables à celle qu'on peut trouver ici en été. En fait, la plupart des visiteurs étaient des tunisiens profitant de leur jour de congé, ce qui a contribué au dépaysement qu'on a ressenti.
Ciel bleu, soleil, chaleur, conditions idéales pour notre visite, mais qui rendent les petites pauses café et repos nécessaires... En fait, on en a fait pas mal ce jour là, au Café des Nattes, étape presque obligatoire quand on visite ce village, au Dar Zarrouk, restaurant huppé et assez cher, mais où l'on peut prendre une bière pour un coût minime et profiter de la belle terrasse, de la vue magnifique et du service empressé. Comme vous voyez, Sidi Bou Saïd ne manque pas d'adresses sympa pour boire un coup.
Mais malgré tout, Sidi Chabaane vaut bien une visite. Il vaut même bien une chanson si l'on en croit Patrick Bruel, qui s'est senti inspiré et a écrit 'Le Café des Délices' après avoir vu ce café.
Les abords du lieu sont charmants, et je revois encore cette petite ruelle en pente dont les pavés se soulèvent sous la poussée des racines des vieux arbres. Le café est en terrasse, ce qui forme de petites alcôves de tailles différentes, où l'on s'assoit sous un grand parasol bleu, sur des banquettes couvertes de nattes (elles peuvent devenir un peu inconfortable après un moment). Un serveur pressé nous entraîne vers des places libres, où se trouve déjà un groupe de jeunes tunisiens qui sont d'ailleurs très gentils et laissent le petit garçon qui est avec nous (et qui commence à s'intéresser à la photo) prendre plusieurs portraits.
Le temps prend ici un sens différent, la vue à elle seule suffit à nous occuper en attendant nos boissons, et ce n'est que quand elles arrivent que la conversation reprend. Il fait si chaud que le traditionnel thé aux pignons (à essayer absolument en Tunisie) est accompagné d'une grande bouteille d'eau, qui sera bientôt suivie d'une deuxième. Quelqu'un prend un jus d'orange frais qui a l'air délicieux. Je remarque plus haut un groupe où l'on fume la chicha, dont j'adore l'odeur.
Je me promet de revenir un autre jour, mais à l'heure du coucher du soleil, pour admirer ce qui doit être spectaculaire avec la vue qu'on a d'ici de la baie de Tunis. Je ne peux malheureusement pas expliquer beaucoup mieux quel moment de bonheur on a passé ici, et je laisse donc la parole à Patrick Bruel:
Le vent de l'éventail
De ton grand-père assis
Et l'odeur du jasmin
Qu'il tenait dans ses mains
Au Café des Délices