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Chatenay Malabry, France
Pour accéder à la Côte Sauvage de Quiberon, le plus simple est de la parcourir du nord au sud. La circulation sur l'axe principal aura tôt fait de vous convaincre de le quitter pour aller prendre l'air sur la côte sauvage.
Accessibility
100 out of 100
"Must See"-Factor
90 out of 100
Budget Friendliness
70 out of 100
Relaxation Value
90 out of 100
Une fois le fort de Penthièvre dépassé, la circulation toujours aussi dense a vite fait de me convaincre d'emprunter la première route à droite. Celle-ci conduit au village de Portivy et à son petit port.
Ces maisons aux façades blanches, aux volets bleus et aux toits d'ardoise font face à l'océan. Un cachet d'antan a su être préservé pour le plus grand plaisir des visiteurs. De petits bateaux sont amarrés dans le port, ou échoués selon le niveau de la marée. Ici la vue est exceptionnelle d'une part vers la côte Sauvage qui commence au Beg En Aud voisin, et d'autre part vers l'île rocheuse de Téviec. On peut par contre être surpris par les tarifs pratiqués par les restaurants les plus proches du port. Je vous recommande de remonter un peu jusqu'à l'accueillante crêperie Avel Mor.
A la sortie du village commence réellement la Côte Sauvage. Désormais, la côte est particulièrement découpée et rocheuse. Les prairies vertes couvrent les falaises qui tombent dans les flots. De temps en temps, c'est une petite crique sableuse qui réussit à se loger entre deux murs de roches. Quelques courageux (inconscients ?) sont plongés dans l'eau, tout de même revêtus d'une combinaison intégrale. Certains sont même là pour pêcher remontant entre autres de belles araignées de mer. Le vent du large se fait lui aussi bien sentir ; on ne risque pas d'avoir trop chaud. en arrière du Beg En Aud puis de la pointe du Percho, des aires de stationnement ont été aménagées derrière les dunes pour faciliter l'arrêt des visiteurs. Des chemins aménagés permettent d'accéder jusqu'aux pointes. En levant les yeux vers le sud, on constate que cette côte n'est que succession de pointes rocheuses et de petites criques (ici appelés ports), de temps en temps une arche. Un sentier côtier permet de les approcher au plus près tandis que la route, peu fréquentée, n'est jamais très loin.
La côte reste sauvage jusqu'au Beg Er Goalennec où la civilisation refait son apparition avec la présence d'un restaurant, installé tout près de l'ancien vivier. Heureusement, le reste de la pointe est resté sauvage ; on peut aller se promener sur le rochers qui ont pris ici une surprenante teinte orangée. Le vent a aussi fait son action à voir les formes bien arrondies. En tournant le regard vers l'est, on aperçoit enfin Quiberon ville, et surtout le château de Turpault, un manoir de style anglo-médiéval avec sa tour crénelée, qui trône au bout du Beg Er Lan. Vers le sud apparaît au loin la silhouette de Belle-Île, ainsi que celle du célèbre phare des Poulains, immortalisé par une splendide photo de Plisson.
Cette pointe marque la fin du calme. Les habitations font leur retour en même temps que la circulation. Passé le Beg Er Lan, on aboutit le long du Port Maria qui dessert principalement Belle-Île, tout en abritant aussi plus de 200 bateaux de pêcheurs.