Detailed review by ggtraveler
ggtraveler(37)
Chatenay Malabry, France98%
Port Saint Johns est une petite ville implantée au cœur de la Wild Coast. De fait, elle est difficilement accessible et on n’y vient pas par hasard. Gare aux mécaniques mal préparées ! La petite cité est noyée dans la nature entre terre et mer. Divers hébergements y sont proposés pour toutes les bourses.
Nous étions logés au Amapondo Backpackers installé à flanc de colline aux abords de la seconde plage. Hormis la plage qui offre des eaux plutôt fraiches, il est possible de se balader dans les environs. C’est ainsi que, guidé par un membre de l’hôtel, nous sommes partis nous promener dans la réserve voisine de Silaka.
Nous nous mettons donc en route vers la plage. Les rouleaux sont bien formés ; pas une tête n’apparaît dans les flots. En grimpant sur les rochers de la pointe ouest, nous rejoignons la deuxième partie de la seconde plage. Après nous être déchaussés pour traverser le petit cours d’eau qui y coule, nous atteignons le départ d’un sentier à l’autre extrémité de la plage. Son départ n’est pas vraiment évident à apercevoir sans indication.
Après une courte pente, celui-ci nous permet d’accéder à la réserve de Silaka, dont l’entrée est marquée par un antique panneau. Nous cheminons tantôt à flanc de colline, juste au-dessus des flots, tantôt dans la végétation, toujours présente, luxuriante et odorante. La ballade est particulièrement agréable, même si la météo est couverte, dans un tel cadre végétal avec l’océan en toile de fond. De temps en temps, nous croisons quelques touristes venant en sens inverse. Les espèces végétales sont très nombreuses et variées. L’œil d’un spécialiste est presque indispensable pour les identifier. En revanche, la faune se fait rare, peut être un effet du temps encore chargé. Seul un mille-pattes rouge attirera notre attention. Il faut dire que sur cette toile de fond verte, il est difficile de ne pas le voir.
Au bout d’une heure, nous atteignons la troisième plage, déserte, et très faiblement bâtie. Une seule maison apparait derrière les arbres. Pour la plupart, nous nous déchaussons pour tremper les pieds dans l’eau fraîche. Trois courageux décident même de piquer une tête. Catherine est parmi eux. Le retour se fait par le même chemin, toujours en profitant de la végétation et de ses senteurs. Nous trouvons ainsi du chèvrefeuille, de la citronnelle ainsi qu’une plante ressemblant à du thym mais au parfum totalement différent. Tranquillement, nous rejoignons la plage à la rivière. Nouveau déchaussage !
Nous nous posons à une centaine de mètres plus loin pour pique-niquer sur des troncs déposés là par une lointaine marée. Nous sommes bien installés, les pieds dans le sable, face à l’océan. Régulièrement, le milan d’Afrique qui nous avait survolés plus tôt dans la matinée passe et repasse au-dessus de nos têtes.
La ballade jusqu’à la réserve n’occupant que deux heures, il est possible de poursuivre l’exploration du coin en se dirigeant vers le village situé sur les hauteurs, à l’est de la plage. Nouvelle rivière à franchir. Mais celle-ci peut se traverser à pieds secs moyennant de grandes enjambées.
La première portion est tracée sous le couvert végétal qui fournit une ombre agréable maintenant que le soleil a fait son apparition. De temps en temps, une fenêtre s’ouvre sur les rochers en contrebas battus par les vagues. Puis la végétation disparaît jusqu’au somment de la pointe. Le panorama embrasse les différentes plages vers le sud et les promontoires rocheux qui les séparent. Non loin de la côte, les couleurs de l’océan laissent penser à un long banc de sable. Nous continuons à marcher vers le village. Celui-ci est installé sur les hauteurs, au sommet de la falaise. Il s’étire pendant un long moment. Ce ne sont que montées et descentes qui se succèdent sans le moindre plat. Mes jambes peu sportives sont mises à rude épreuve. Nous finissons par croiser les écoliers qui rentrent de l’école. Tout d’abord très calmes lorsque nous les croisons, ils deviennent pénibles lorsque nous les dépassons sur le chemin du retour. Il faut dire que le centre de Port Saint Johns semblait encore loin. Nous avons donc fait demi-tour après l’école.
Silaka Nature Reserve7