ggtraveler(37)
Chatenay Malabry, France95%
En route pour Etosha !
Après environ deux heures de route et de piste, nous parvenons enfin à l'entrée du parc d'Etosha. Dès la barrière passée, nous apercevons de nombreux animaux (girafes, springboks, oryx et zèbres). Par contre, nous découvrons enfin quelques Impalas ainsi qu'un Bubale rouge couché tranquillement à l'ombre d'un arbre.
Nous continuons ainsi jusqu'au campement d'Okaukuejo. En effet, le campement à Etosha est très réglementé : il y a en fait seulement trois sites clôturés au milieu du parc. Ici, c'est l'homme qui est en cage !! A l'intérieur, vous y retrouvez toutes les commodités de la piscine au bar, en passant par la boutique, le terrain de camping, le lodge et la station service.
En bordure du camp, un point d'eau attire des centaines de bêtes. C'est une féerie d'en voir autant d'un coup. Il sont tous là par troupeau, les zèbres de Burchell, les oryx, les koudous entre hommes et les très nombreux springboks. Nous pouvons même voir un gnou bleu venir boire et repartir. La bande son est assurée par de nombreux oiseaux dont les tisserins et les choucas.
Mais quelle chaleur, nous courrons presque tous à la piscine. Quel bonheur de pouvoir se tremper par ces températures ! Par contre le séchage est assuré en quelques secondes. Les chaises longues sont les bienvenues.
En rentrant de la piscine, nous apprenons qu'il y a un éléphant au trou d'eau. Nous voyons effectivement arriver tranquillement un petit éléphant. Il commence par boire au bord avant de faire le tour pour se rapprocher de nous. Puis il s'asperge. Il finit même par y rentrer complètement jusqu'à s'y coucher. Un vrai bonheur. Il finit juste à temps, juste avant que nous partions pour notre premier game drive.
Etosha présente la particularité d'avoir de longues et larges pistes. Ainsi nous partons avec notre propre camion. Nous commençons tranquillement par de gros troupeaux de springboks, toujours eux. J'aperçois au loin un éléphant :me voilà nommé bush ‘ eyes de la journée ! Puis c'est le tour des troupeaux de zèbres ou de gnous bleus. Arrivés près du point d'eau dOkondeka, nous avons l'agréable et heureuse surprise d'apercevoir des lions : en fait, deux mâles, une femelle et deux petits. Ce sont mes premier fauves !!! Nous restons bien évidemment de longues minutes à les observer malgré la distance. Non loin de là, nous avions pu admirer deux gracieux serpentaires. En poursuivant la piste, nous ne reverrons rien de nouveau que du déjà vu. Nous décidons donc de retourner voir les lions.
Nous en partons d'ailleurs au dernier moment et le passage des grilles du camping se fait à la dernière limite. En effet, il existe des horaires très stricte pour l'accès au camping et les retards sont sanctionnés d'amendes ! Vu que le soleil se couche, nous allons directement au trou d'eau pour ne pas le rater. Je dois avouer qu'il s'est révélé assez moyen malgré le cadre. Néanmoins, nous apercevons un rhinocéros (mon premier aussi) qui approche beaucoup trop lentement à notre goût. J'abandonne le point d'eau un instant pour me désaltérer et vider le camion. A mon retour, j'ai la surprise de voir que ce rhinocéros est en train de boire en compagnie d'un de ses congénères. Cette scène se répète après le repas dans la nuit namibienne éclairée par des projecteurs. Que ces animaux sont étranges : si puissants et pourtant si lents , voir immobiles !
Voilà nous pouvons dormir tranquilles après une telle journée où nous avons trois des big five . Que nous réserve la journée de demain ?
Lundi 27 octobre, Okaukuejo
Une nouvelle semaine commence sous le ciel namibien. Nous ne voyons pas grand chose pendant la première heure. Nous faisons pourtant le tour des points d'eau.
En fait, il fallait attendre que le ciel se dégage et que la température monte. Nous voyons une série d'Impalas à face noire. Bien évidemment toujours des springboks. A deux reprises, nous apercevons des petits groupes d'éléphants mais ils sont trop loin te masqués par la végétation. Finalement, nous trouvons enfin un point d'eau fréquenté : les gnous bleus côtoient les autruches tandis que quelques oryx rôdent tout près.
Le point d'eau de Salvadora en bordure du pan nous offre les spectacle de nombreux zèbres en goguette. Quelques gnous et autruches complètent le tableau en arrière-plan. Je suis désormais en vigie dans la tourelle du camion. Le soleil tape sévère ! Ce changement est possible grâce aux deux parking-toilettes protégés installés dans le parc entre deux camps.
La mare suivante, Rietfontein, va se révéler le théâtre du moment fort de la matinée. C'est d'abord un gros éléphant mâle qui vient boire,s e baigner, et manger. Cela dure de longues minutes, le même spectacle que la veille. Puis très prudemment arrive une girafe. La voir boire est un véritable spectacle : elle commence par écarter les deux pattes antérieures, puis délicatement, elle baisse la tête jusqu'à la surface.
Il est temps de rejoindre le camping. Mais à quelques centaines de mètres, nous apercevons un 44 arrêté au milieu de la piste. D'un coup d'œil sur la gauche, nous comprenons tout de suite. Un troupeau dune quinzaine d'éléphants nous croise la route. Nous sommes bien obligés de les laisser passer. Puis, après une très brève réflexion, nous décidons de retourner au point d'eau. Et là, c'est la féerie.
Toute la petite troupe se baigne. Les éléphanteaux batifolent, les mères veillent sur eux, la matriarche surveille le groupe, et les célibataires se tournent autour. Cela n'ira néanmoins pas plus loin. Il est tout de même temps de rejoindre le camp dHalali dont l'entrée est ornée d'un cor servant à sonner le fameux halali. Pour le côté pratique, sachez qu'il s'agit du camp le moins achalandé et le moins fréquenté car situé au milieu du parc. Néanmoins, sa piscine se révèle bien appréciable.
Vers 16h30, nous reprenons la direction de la savane. Il fait encore très chaud ce qui n'incite pas les animaux à sortir de leur tanière. Comme d'habitude, ce sont les springboks qui se montrent les premiers. Quelques impalas, koudous et zèbres errent sous cette canicule. Plusieurs points d'eau que nous visitons sont asséchés. Nous parvenons à celui de Goas, rempli lui. Des troupeaux de zèbres et quelques impalas viennent sy désaltérer.
Sur tous les arbres alentours, les traces du passage des éléphants sont bien visibles. Mais eux non. En faisant le tour de la mare, nous apercevons un couple de lion à la lisière de la clairière. Ils se prélassent à l'ombre bien au delà de la portée de nos objectifs. Nous décidons daller faire un tour ailleurs avant de revenir. Au passage, nous admirons plusieurs girafes dans les bois. De retour à Goas, nous avons beaucoup de chance. Monsieur et Madame Lion se sont approchés. Ils ont même décidé de s'accoupler. Quelle chance pour nous !
Ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir cela. Pendant ce temps-là, une girafe vient boire. Puis c'est le tour d'un troupeau d'éléphants. Mais quelle difficulté pour repartir. On resterait plus longtemps mais il faut rentrer.
Nous nous précipitons au point d'eau dHalali pour voir le coucher de soleil. Les couleurs sont vraiment sympas mais les animaux absents. Jy reviens après la douche. Et là, c'est show-time ! Un éléphant s'amuse dans la mare. Cela dure un bon moment avant que deux rhinocéros approchent. Mais eux n'aiment pas être arrosés et détalent sous les jets de l'éléphant. Comme quoi ils savent courir, quand ils veulent. Finalement, tous les trois cohabitent autour de l'eau. Les spectacle est complet lorsque deux hyènes arrivent de l'autre côté. Elles poussent de petits cris qui on le don dénerver nos deux rhinos qui le font savoir en soufflant bruyamment. Après le repas, nous y retournons une dernière fois et ça recommence. D'abord très calme, la mare voit arriver successivement deux paires de rhinocéros. Ces quatre là sont bientôt accompagnés par trois hyènes.
Quelle journée ! Formidable ! Nous pouvons une fois encore aller dormir tranquille.
Mardi 28 octobre, Halali
Ce matin commence la dernière journée à Etosha. Et ça démarre très fort puisqu'une girafe nous attend juste à la sortie du camp.
Quelques kilomètres plus loin, trois hyènes sont en train de patauger et boire dans une flaque sur la piste. Nous les approchons de très près. Cet animal n'est vraiment pas beau mais dégage un réel sentiment de puissance. Je comprends maintenant cette expression infâme hyène !
En route, nous décidons de faire un nouveau crochet par Goas. Nous y retrouvons un couple de lions toujours à l'œuvre ainsi que deux mâles qui dorment profondément. Nous ne nous lassons pas de les admirer. Malgré tout, nous reprenons notre progression. Trois girafes picorent la cime des arbres au loin. Comme hier, le temps couvert ne favorise pas la sortie des animaux. Seules quelques girafes ponctuent le parcours. Il faut dire que cette partie est du parc est plus boisée donc plus favorable à celles-ci.
Néanmoins, en approchant du pan, nous retrouvons de la vie. Un trop rare bubale rouge daigne se montrer non loin d'un troupeau de gnous et d'incontournables zèbres. Trois hyènes traînent non loin d'un gnou sans sembler vouloir l'attaquer. Juste à droite du camion, une girafe passe quasiment inaperçue, obnubilés que nous sommes par les hyènes. Cette bordure de pan à l'herbe grasse et à découvert semblent être le paradis des gnous et plus largement des ruminants. Au loin, le pan dévoile une teinte verdâtre assez étrange.
Un nouveau point d'eau nous offre un spectacle surprenant. Trois lions (deux femelles et un mâle) dorment près de l'eau tandis qu'un troupeau de zèbres et un groupe d'impalas tournent autour sans oser approcher. Pas plus que les oryx d'ailleurs. Tant que les fauves feront la sieste, les autres n'iront pas boire. Peut être se reposent-ils de l'attaque de la girafe dont nous avons vu le cadavre au bord de la piste quelques centaines de mètres avant. Ce bel ensemble calme est quelque peu perturbé par l'arrivée dune hyène. Même les lions se mettent aux aguets. Mais finalement rien ne se passe.
Nous continuons : toujours plus de girafes, carrément en troupeau. Il y a même un girafon qui se cache sous un arbre : impossible de lui tirer le portrait. La peur le cloue sur place.
Nouveau point d'eau et nouveau spectacle. Ici, les zèbres cohabitent avec un troupeau de koudous (deux mâles, deux jeunes et une dizaine de femelles). Quelques oryx vont et viennent. Une girafe essaie, en vain, de venir boire tandis qu'une autre mange tranquillement et qu'une troisième gît au loin à l'état de cadavre. Ces koudous restent très craintifs, le moindre bruit les fait reculer.
Il est temps de rejoindre le dernier camp de notre séjour à Etosha, à Namutoni. Il est installé autour dun ancien fort allemand tout blanc. Pendant le repas de midi, nous sommes entourés de mangues rayées (mangoustes)très curieuses et bien peu farouches, suivies de près par un phacochère. De nombreux oiseaux sont perchés dans les arbres autour de nous, principalement des choucas bleus, mais aussi un gonolek (un oiseau au ventre rouge, emblème du pays) ainsi qu'un magnifique touraco gris avec une très belle huppe.
Pour occuper l'après-midi, on ne va pas changer un programme qui a fait ses preuves. C'est donc autour de la piscine que nous nous retrouvons. Cela fait toujours autant de bien même lorsque le soleil est voilé.
Avant de partir pour le game drive de l'après-midi, je vais faire un tour dans l'ancien fort peint tout en blanc, reconverti en lodge. Puis, je retrouve les autres au trou d'eau. Il est beaucoup moins bien que les deux précédents . Le seul point positif est le toit de chaume au dessus des bancs. Nous apercevons un petit groupe de gnous qui vient se désaltérer tandis quune girafe hésite à aller boire.
En route pour le dernier safari. Nous nous dirigeons plein nord en direction de la plaine d'Andoni. Nous croisons dabord quelques koudous paisibles au bord de la piste. Nous débouchons ensuite sur cette immense plaine à l'ouest du pan dEtosha. Imaginez une vaste prairie à perte de vue sur laquelle on aurait posé des troupeaux un peu partout. Cette image rappelle les vastes plaines américaines. Ajoutez à cela une luminosité d'avant orage et vous aurez le tableau complet. On se sent tout petit dans cette immensité.
Sur la piste du retour, nous apercevons de loin une lionne qui marche sur le bord de la piste. Nous doutons de pouvoir l'approcher sans la faire fuir. Notre chauffeur tente néanmoins le coup avec succès. Et là, quelle n'est pas notre surprise de voir qu'il y aussi un lion. Ils sont si proches que nous pourrions presque leur gratter le dos. Sans broncher, ils se laissent photographier sous tous les angles.
Ce moment est tout simplement magique : il restera gravé longtemps dans nos esprits. Ils décident ensuite de changer de côté et le spectacle continue. Plus que d'habitude, nous avons du mal à repartir. Pourtant, il faut y aller pour rentrer à l'heure. En vue du camp, nous nous arrêtons tout de même pour admirer le coucher de soleil. Il est plutôt pas mal. Mais ce qui nous marque, c'est cette luminosité irréelle, très claire alors que le soleil est couché ! Le ciel prend des teintes bleutées, rouges, rose et orangées. Un vrai régal d'objectif ! Du coup, nous franchissons la grille d'extrême justesse : le portail est d'ailleurs à moitié fermé.
Mercredi 29 octobre, Namutoni
Avant de reprendre l'autoroute vers Windhoek, nous refaisons un petit tour dans le parc dans l'espoir de voir des Dik-Dik ( la plus petite des antilopes) : nous en verrons en tout et pour tout qu'un seul. Par contre toujours des girafes et encore un cadavre. Deux hyènes mouillées vont croiser notre route ainsi qu'un ibis au dernier point d'eau et un vautour près de la sortie.