Detailed review by ggtraveler
ggtraveler
Chatenay Malabry, France96%
Ce village au nom chantant mais un peu trop long au goût de certains est situé sur les hauteurs du Guatemala, au nord de la ville coloniale d’Antigua. Sa réputation lui vient de son marché dominical connu de tous les gens de la région mais aussi des touristes. Il mérite assurément une visite pour s’imprégner de ce florilège de couleurs, d’odeurs et d’images.
Le cœur de la vie du village tout comme celui du marché est la place centrale. En bordure de celle-ci, il ne faut pas manquer la cathédrale . Difficile de la manquer malgré la profusion d’échoppes. Elle a été construite en hauteur, un peu à l’image des temples mayas finalement.
C’est là qu’on s’aperçoit que la religion catholique n’a pas totalement conquis l’âme des indiens autochtones. En effet, l’église Santo Tomas est le siège d’étranges rites où se mélangent panthéons maya et chrétien. Nous sommes en plein syncrétisme. D’ailleurs à l’extérieur du village, on peut encore voir des lieux de culte maya toujours utilisés de nos jours. Les marches sont couvertes de vendeurs et de vendeuses de fleurs. Ils sont installés en rangées comme des rayons autour de l’église. Ainsi, les vendeurs forment des passages qui vous guident naturellement vers l’édifice. Ici les fleurs sont proposées soit sous forme de pétales dans des paniers, souvent jaunes, soit sous forme de bouquets multicolores.
Le parvis est occupé par trois ou quatre personnes qui encensent (ou plutôt devrais-je dire enfument) l’entrée de l’église. Ici on commence à manquer de place. Même si la visite du marché a pu essayer de nous y habituer. Mais le plus surprenant se trouve à l’intérieur. En effet, l’allée est couverte de fleurs et de bougies directement posées sur le sol : tout autour les indiens prient ardemment leurs ancêtres mayas. En revanche, l’intérieur est assez sombre, probablement l’accumulation de fumées après des siècles de culte. Il en est de même sur les marches de l’autel.
La seconde église située en vis à vis de l’autre côté de la place n’échappe pas à ces pratiques. Tant que nous sommes dans le religieux, parlons du cimetière totalement multicolore, chaque couleur symbolisant à priori la situation familiale du défunt. Nous ne l’avons pas approché mais jumelles et téléobjectifs nous ont permis de nous faire une idée.
Church of Santo Tomás7