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ouralie, 17.12.2007] Allez, je commence par le côté négatif de cette promenade bien agréable, mais qu'il ne faut pas faire trop souvent : ce serait en effet le signe que l'on s'ennuie en Bretagne, ou bien qu'il pleut, et souvent les eux à la fois!
Loin de moi cette idée, surtout que la presqu'ile de Rhuys jouit d'un microclimat qu'il faut voir pour le croire : mise à part cette année 2007, pourrie dans tout l'hexagone, j'ai rarement vu pleuvoir plus que quelques heures avant le retour du soleil.
Oui, les jours moroses, c'est à Port Crouesty qu'on se réfugie, et retrouver les plaisirs délétères d'une vie presqu'urbaine : on va se garer au parking géant qui précède l'anse du port, au rond point, puis on arpente inlassablement le macadam du quai : d 'un côté, les bateaux (modestes, pas des yachts!) de l'autre, les magasins coquets, les cafés et salons de thé, les deux "Trinitaine" et de nombreuses boutiques de mode aux fausses soldes alléchantes.
On peut acheter son pain, son journal, ses cartes postales, on peut entrer une énième fois à l'office du Tourisme en quête d 'une autre expédition, et un joli marché s'installe tous les lundis matins, offrant poisson frais, légumes d'opérette tellement ils sont rutilants, coûteux rideaux ou nappes brodés main, jouets "marins" en bois colorié, et produits du terroir (andouilles et pâtés).
J'avoue avoir cédé quelques fois à cette tentation de lèche vitrine tout en lenteur, ne négligeant pas d'admirer toutefois les jolies maisons à colombages aucunement authentiques mais bassement copiées sur celles d'Honfleur!
J'aime aussi le balancement des bateaux, le cliquetis des haubans, les cormorans audacieux qui s'approchent, et surtout, poursuivre la promenade bien au dela de cet espace mercantile, vers la chapelle du Crouesty, qui s'élève à l'extrêmité du port.
On a récemmment aménagé un chemin piétonnier agréable, au dela des zones portuaires, qui conduit à cette éminence verdoyante où culmine la chapelle en granit datant du 19e siècle seulement.
Autour, des bancs, un calvaire, et de la, on peut observer le ballet des bateaux qui entrent et sortent du port, marqué par deux tours peintes en rouge et en vert. Au premier petit vent, les mariniers hissent les toiles, impassibles dans leurs gilets de sauvetage aux couleurs criardes.
De cet extrême bout du port, deux choix s'offrent au promeneur : il peut continuer son équipée vers le Petit Mont tout proche, pour une superbe balade à travers les épineux, les bruyères et les pinèdes. La haut, il pourra observer l'océan grandeur nature, et rejoindre le tumulus (qui se visite) orné de ses dessins préceltiques si mystérieux.
Le Petit Mont est également accessible par une route venant du village, et l'on peut se garer à proximité.
Ou alors, on peut tout simplement retourner à la civilisation en faisant une fois de plus le tour du Port, s'offrir un oiseau en bois peint, ou une boite de sardines de "la Quiberonnaise"!